Prochaines formations "Methodo, no-code et IA : concevez votre solution métier" (en téléprésentiel, et éligible CPF) : du 7 au 10 septembre 2026. Plus d'infos ici !
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Cet article est le troisième d'une série de quatre articles consacrés aux pratiques de travail post-IA pour un bureau plus sain. Retrouvez les autres articles :
Dans les deux premiers articles de cette série, nous avons exploré pourquoi le travail de bureau sédentaire est un enjeu de santé majeur, puis comment le tapis de marche au bureau permet de réduire les effets néfastes de la sédentarité.
Mais il existe une autre pratique tout aussi efficace et peut-être encore plus bénéfique : travailler en marchant à l'extérieur.
Le tapis de marche au bureau présente un avantage indéniable : il permet de rester à son poste, écrans sous les yeux, outils à portée de main. Mais marcher à l'extérieur offre des bénéfices cognitifs et physiques que le tapis ne peut pas égaler.
Selon les observations de plusieurs relations qui pratiquent régulièrement le travail en marchant dehors, quatre bénéfices majeurs se dégagent :
Je trouve que marcher à l'extérieur libère encore davantage la pensée. Le mouvement, l'air frais, le changement de décor stimulent naturellement la créativité et favorisent l'émergence d'idées nouvelles. C'est particulièrement utile pour les tâches de réflexion stratégique, de brainstorming ou de résolution de problèmes complexes.
Ma théorie : c’est parce qu’on est dans un cadre plus “ancré dans la réalité et la sensorialité” que le bureau. On a une partie de notre cerveau qui perçoit ce qu’il y a autour, nous oriente, est en éveil, etc.
Après, attention : je précise que j'aime faire ça dans des environnements plutôt calmes, où je ne dois pas constamment être sur mes gardes pour ne pas me faire écraser. Je dois vous avouer que, quand je marche dans le centre de Paris, j'évite de pratiquer ce que je vais vous partager ci-dessous !
Je fais surtout ça dans la ville moyenne du Finistère plutôt calme où je réside (Morlaix), ou en déplacement sur des trajets dégagés.
En marchant dehors, impossible d'avoir dix onglets ouverts, un Slack qui notifie en permanence, ou un téléphone qui vibre sur le bureau. Cette réduction drastique des sources de distraction permet une concentration bien plus profonde sur une seule tâche à la fois.
L'attention en marchant à l'extérieur est d'une nature différente. Je la trouve à la fois plus fluide et plus soutenue.
Comme pendant les appels téléphoniques faits en marchant - je constate que je vais généralement plus droit au but, et que je retiens mieux (de tête) les points essentiels. Tout en évitant un peu de fatigue cognitive due à l’écran.
Je trouve que le fait de dicter en marchant dehors est beaucoup plus naturel qu'assis devant un écran ou même debout sur un tapis. Le rythme de la marche, la respiration, le mouvement du corps créent un cadre idéal pour formuler ses idées à voix haute de manière fluide.
Un des arguments massifs en faveur de la dictée vocale en marchant, c'est la vitesse de production.
Et précision préliminaire : lorsque je parle de dicter, je parle bien d'écrire avec la voix - et non pas de converser avec l'IA. J'ai très peu ce deuxième usage.
Voici quelques repères pour comprendre l'écart :
Mon estimation personnelle : je suis environ trois fois plus rapide en dictant qu'en tapant au clavier. Et cette vitesse ne se fait pas au détriment de la qualité — au contraire, la fluidité de la parole permet souvent de mieux structurer ses idées.
Marcher en travaillant à l'extérieur nécessite un équipement minimal et une organisation adaptée.
Pour travailler en marchant dehors, il vous faut :
Pour ma part :
Casque Skyted : dicter en public sans déranger
Et justement, sur ce sujet du matériel audio, je viens de commander le casque Skyted, qui permet de dicter avec une voix très basse, en dessous du chuchotement. L'idée : pouvoir dicter dans des espaces publics (transports, cafés, parcs fréquentés) sans déranger ni être entendu.
Je vous donnerai mon retour bientôt, mais l'approche me semble prometteuse pour celles et ceux qui hésitent à dicter dehors par peur du regard des autres ou par respect pour l'espace sonore commun.
Plaud Note Pro : enregistrer et transcrire les réunions physiques
J'ai aussi commandé le Plaud Note Pro, un petit dispositif spécialisé qui enregistre et transcrit automatiquement les réunions en présentiel (avec identification des interlocuteur·ices à partir de leurs voix respectives notamment). Je ne sais pas encore si je l'utiliserai en individuel ou uniquement pour des réunions, mais l'idée est d'avoir un outil dédié pour les contextes où le téléphone ne capte pas assez finement.
Là encore, je partagerai mon retour d'usage une fois que j'aurai testé.
Une connexion 4G/5G est nécessaire si vous utilisez des outils cloud (Claude, Notion, etc.). Pensez à vérifier votre forfait data si vous comptez en faire un usage régulier. Sachant que comme précisé plus haut, il y a un risque que ça s’interrompe ou que ça bugue.
Donc là aussi dicte est beaucoup plus recommandé, car l’enregistrement fonctionne hors-ligne.
Marcher en extérieur fonctionne particulièrement bien pour :
En revanche, ça ne fonctionne pas pour :
1. Commencez par de courtes sessions
Inutile de partir pour une heure de marche dès le premier jour. Commencez par 15 à 20 minutes, le temps de dicter quelques e-mails ou de poser vos idées sur un sujet.
L'objectif : tester la pratique, voir comment votre corps et votre attention réagit, et surtout habituer votre cerveau à penser en marchant
2. Choisissez un environnement calme
On a commencé à l’évoquer plus haut : les rues bruyantes, les chantiers, les zones très passantes ne sont pas idéales. Privilégiez les parcs, les quais, les zones résidentielles calmes où le bruit ambiant ne perturbera ni votre concentration ni la qualité de l'enregistrement.
Si vous habitez en ville dense, identifiez vos "parcours calmes" : souvent, à quelques rues des axes principaux, on trouve des zones et trajets beaucoup plus tranquilles.
3. Préparez mentalement votre session
Avant de partir, notez mentalement (ou sur papier) ce que vous voulez accomplir pendant cette marche. Par exemple :
Cette préparation mentale améliore considérablement l'efficacité de la session.
4. Utilisez le langage phatique : "Attention, je dicte"
Quand vous dictez à voix haute, il est essentiel de signaler à l'IA quand vous dictez du contenu vs quand vous lui donnez une commande.
Par exemple :
"Claude, je vais à présent te dicter un e-mail. Attention, je dicte : Bonjour Marie, suite à notre échange de ce matin..."
Puis, quand vous avez fini :
"Voilà pour l’email. A présent, je passe sur la réflexion sur le projet X"
Ce marqueur verbal ("Attention, je dicte") aide l'IA à distinguer les niveaux d'énonciation. C'est ce qu'on appelle en linguistique des métacommentaires discursifs — des phrases qui signalent un changement de cadre dans le discours.
On en parlait déjà dans l'article 2 pour les réunions, et c'est encore plus utile quand on dicte en marchant dehors.
Comment traiter ces notes dictées et retranscrites ?
Une fois la session de marche terminée, je récupère le transcript de tout ce que j'ai dicté. Ensuite, je le passe dans un assistant Claude dédié que je me suis créé (techniquement il s’agit d’un Projet - ou “Project”).
Les instructions de cet assistant sont très simples :
Je vais te fournir un transcript.
Il s'agit d'une note que je me suis faite à moi-même dans laquelle je traite à l'oral plusieurs sujets.
J'y annonce de quels projets il s'agit, et ce que je veux que tu fasses avec.
Tu devras produire ce que je te demande de produire en le rangeant proprement par projet et par type de tâches.
Concernant ce que tu auras produit je veux n'avoir plus qu'à copier-coller ça dans un mail, dans un document ou autre, en fonction de ce que c'est.
Concrètement : j'uploade le transcript brut dans ce projet Claude, et l'assistant me ressort le contenu trié par projet et par type de tâche, prêt à être copié-collé directement là où il doit aller (e-mail, document, note Notion, etc.).
Comme j'ai déjà donné les instructions et le contexte à l'oral pendant ma marche ("Claude, je vais te dicter un e-mail pour Marie", "maintenant je te dicte des idées pour l'article 4, et il faudra que tu m’en fasses une liste de bullet points, ainsi qu’un brouillon de 2000 mots", etc.), l'assistant sait exactement quoi faire avec chaque partie du transcript.
Résultat : ça tombe juste la plupart du temps, sans que j'aie besoin de reformuler ou réorganiser manuellement.
Dictez comme si vous laissiez un message vocal à un collègue
Un conseil essentiel pour bien dicter : imaginez que vous laissez un message vocal à un collaborateur qui devra exécuter la tâche.
C'est exactement la posture dans laquelle il faut être. L'intelligence artificielle est un assistant — vous n'avez pas besoin de vous prendre la tête à savoir exactement comment formuler les choses.
Dites ce dont vous avez besoin et déléguez comme vous le feriez à un collègue.
Exprimez-vous naturellement. Reprenez-vous si nécessaire. Ce n'est pas grave si vous n'avez pas dit les choses dans l'ordre. Vous pouvez vous reprendre et dire :
"Ah non pardon, le point 2, en fait, ce n'est pas exactement ça, c'est plutôt tel ou tel sujet."
Le vocal, justement, va vous aider à être beaucoup plus naturel que si vous écriviez — ce qui vous prendrait en plus beaucoup plus de temps et avec lequel vos infos seraient beaucoup moins riches.
Ne cherchez pas la perfection dans vos formulations. Cherchez la clarté et la complétude. Claude comprendra très bien ce que vous voulez dire, même si ce n'est pas dit "proprement".
Fun Fact : une belle mise en abyme
Je viens d'ajouter ces deux passages parce qu'ils me sont venus au moment où je sortais du train. Donc grâce à Wispr Flow sur mobile, j'ai dicté directement dans mon Projet Claude d'écriture de newsletter pour ajouter ces idées — et ça m'a donné exactement ce que je viens de copier-coller ci-dessus ! Excellent.
C'est un peu Inception, une belle mise en abyme : un article sur la dictée en marchant, enrichi par... de la dictée en marchant.
Si vous organisez bien votre système, vous pouvez également demander à Claude Cowork d’envoyer automatiquement ces informations au bon endroit - directement dans vos outils de travail. Une Compétence ("Skill") peut d’ailleurs tout à fait faire l’affaire.
L'idée : réduire encore davantage les frictions entre la dictée en marchant et l'intégration finale dans votre workflow.
Pour ma part, j'aime bien profiter de la relecture et de la modification des résultats pour ensuite les mettre directement au bon endroit moi-même et être sûr d'où ça va, mais je vais quand même augmenter bientôt mon système.
Voici concrètement ce que je fais le plus souvent en marchant à l'extérieur :
1. Dicter des brouillons d'articles
Je marche 30 à 45 minutes en dictant mes idées sur un sujet. Je ne cherche pas à faire des phrases parfaites - je pose juste le flux de pensée. Ensuite, de retour au bureau, je reprends le transcript et je structure.
Résultat : le gros du travail de fond est fait, dans un contexte où ma création et ma réflexion sont plus qualitatives (Cf. le début de cet article) et il ne reste plus qu'à affiner.
2. Préparer des présentations ou des arguments
En prévision d’une réunion importante, je pars marcher 20 minutes en "répétant" mon argumentaire à voix haute. Ça me permet de :
3. Réfléchir à voix haute sur des problèmes complexes
Parfois, je suis bloqué sur un sujet. Je sors, je marche, et je me parle à moi-même (ou à Claude via dictée). Le simple fait de verbaliser le problème débloque souvent la solution.
Et sur certains sujets, j’utilise le mode conversationnel avec l’IA, pour qu’elle me pose des questions. Mais c’est assez rare. je ne trouve pas l’expérience très fluide.
4. Faire des points de suivi vocaux
Après une réunion ou un événement, je marche en dictant mes impressions, mes décisions, les actions à prendre. Surtout sur des projets où je travaille solo, et n’ai pas de binôme avec qui échanger et me projeter. Ça me permet de débriefer à chaud et d’anticiper la suite sans attendre d'être de retour au bureau.
5. Brainstormer des idées d'articles et de posts LinkedIn - avec la puissance des fonctionnalités de Claude derrière
Un de mes usages favoris en marchant : me faire des sessions de brainstorming sur les types d'articles et de posts LinkedIn que je pourrais créer. Ce qui rend cet exercice particulièrement puissant, c'est que je sais qu'il y a déjà tout le contexte dans Claude : tous mes articles de newsletter passés, l'accès à notre Notion d'entreprise, nos précédents contenus.
Du coup, pendant que je marche, je peux dicter des choses comme :
"Claude, on pourrait faire un article du même genre que l'article sur nos rituels d'équipe, mais cette fois-ci centré sur mes rituels personnels avec l'IA. Inspire-toi de la structure et du ton de cet article-là."
Ou encore :
"Je veux faire un post LinkedIn sur le thème de l'automatisation. Va chercher dans nos anciens articles ceux qui parlent de Zapier et Make, et propose-moi trois angles différents pour un post court et percutant."
Ce qui double la puissance de la dictée en marchant, c'est le fait de parler tout en sachant que vous pouvez faire écho à des références précises — et que Claude ira directement s'en inspirer une fois que vous lui transmettrez votre note.
Vous n'êtes pas en train de juste noter vos idées pour plus tard. Vous êtes en train de donner des instructions complètes à un assistant qui aura accès à tout le contexte nécessaire pour exécuter directement.
Parlons franchement : dicter à voix haute en marchant, ça peut sembler bizarre au début.
Voici ce que j'ai observé après des mois de pratique :
1. Personne ne fait vraiment attention
Dans la rue, dans un parc, les gens sont dans leur bulle. Ils vous croisent, ils passent. Vous n'êtes qu'une personne parmi d'autres. Et franchement, avec les kits mains libres, on a juste l'air de passer un appel - rien d'extraordinaire.
2. Ça devient vite naturel
Les premières fois, j'étais un peu gêné. Mais au bout de quelques sessions, je n'y pense même plus. C'est devenu aussi naturel que de marcher en écoutant un podcast.
3. Le casque Skyted pourrait changer la donne
Si vraiment vous êtes gêné·e par le fait de parler à voix haute, le casque Skyted (que je teste bientôt) pourrait être une solution : dicter en parlant très bas, sans que personne n'entende.
Mais je pense que l'utilité de ce dispositif est surtout dans les environnements silencieuses de type open space, train, etc.
Chez moi, les deux pratiques se complètent :
L'idéal, c'est de ne pas choisir entre les deux, mais de les utiliser selon le contexte et le type de tâche.
Et si ça vous tente : ne remettez pas à demain ! Allez-y :
{encadré}
À retenir : les points clés
{/encadré}
{encadré}
Envie d'aller plus loin ?
Dans le prochain et dernier article de cette série, on vous partage plein de tips et astuces pour optimiser votre quotidien de travail : raccourcis clavier, outils de productivité, organisation Notion, automatisation, et bien d'autres choses encore.
En attendant, pour vous former à l'IA, aux outils no-code, à la productivité moderne, ainsi qu'aux méthodes et bonnes pratiques qui les entourent, vous pouvez regarder du côté :
Et en plus, toutes ces formations sont finançables (CPF, OPCO, etc.). N'hésitez surtout pas à nous contacter !
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