Prochaine formation "Concevoir, exploiter et gouverner une base de données avec Airtable" éligible CPF : du 17 au 19 juin 2026. Plus d'infos ici !
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Cet article est le premier d'une série de quatre articles consacrés aux astuces, méthodes et bonnes pratiques de travail post-IA, au service d'un travail de bureau plus sain (ou en tout cas moins nocif !).
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Récemment au salon Learning Technologies, plusieurs profils RH me confiaient : "Avec les progrès de l'IA sur la transcription de la voix vers le texte, on sent qu'il y a quelque chose à faire avec le fait de dicter vocalement plutôt que de taper au clavier, mais on ne sait pas par quel bout le prendre."
Idem pour les tapis de marche, les bureaux assis-debout, et autres configurations du travail à l'ordinateur permettant de ne pas rester assis et immobile toute la journée...
Et leur intérêt montait en flèche quand je leur expliquais comment, chez Contournement, on testait tout ça en interne.
Et là, vous vous demandez peut-être : pourquoi Contournement, un organisme de formation spécialisé dans l'IA et le no-code, prend-il la parole sur les questions de santé au travail ?
C'est une question légitime. Et voici notre réponse.

Les troubles liés au travail de bureau — douleurs musculo-squelettiques, syndrome du canal carpien, mal de dos chronique, nerf sciatique, augmentation des risques cardio-vasculaires, etc. — ce n'est pas nouveau. Ça fait des dizaines d'années que le travail informatisé et sédentaire pose ces problèmes.
Des générations de travailleur·ses ont souffert de ces maux. Des études ont été menées, des recommandations ergonomiques ont été faites, des sièges "ergonomiques" ont été vendus...
Et pourtant, le problème n'a fait que s'aggraver, comme vous l'expliquera Micha un peu plus bas dans cet article.
Voici ce qui change radicalement aujourd'hui : grâce aux progrès de l'intelligence artificielle générative, nous avons désormais accès à des outils qui permettent de travailler autrement.
Dicter plutôt que taper. Travailler en marchant plutôt que rester assis. Automatiser les tâches répétitives qui crispent. Réduire drastiquement l'usage de la souris et du clavier.
Une bonne partie de ces solutions n'étaient pas envisageables il y a encore 5 ans (voire il y a quelques mois, pour certaines). Ou alors, elles l'étaient de manière très partielle, très imparfaite, réservée à des cas d'usage très spécifiques.
Aujourd'hui, c'est généralisable et extrêmement accessible pour tout type de profil, même pour les non-informaticien·nes. Et c'est ce qui change tout.
Chez Contournement, nous sommes convaincus d'une chose : inventer le futur du travail post-IA, ça ne peut pas se faire uniquement dans une logique de productivité et d'efficience.
Car oui, certes, ces outils permettent de faire plus, plus vite. Mais si c'est pour détruire la santé des gens, on passe clairement à côté de l’essentiel !
Notre angle, c'est un travail post-IA qui soit “pro-worker” - qu’on pourrait traduire par “qui bénéficie aux collaborateur·ices” - c'est-à-dire qui serve à la fois :
Et avis aux employeur·ses et manager·euses : les deux ne sont pas incompatibles. Bien au contraire ! Un·e travailleur·se en bonne santé, qui ne souffre pas physiquement, est plus productif·ve sur le long terme, moins absent·e - et généralement plus motivé·e !
C'est du bon sens, mais visiblement ça mérite d'être rappelé souvent.
Concrètement, nous avons identifié quatre leviers d'action majeurs que les outils modernes, notamment ceux liés à l'IA, rendent désormais accessibles.
Et ce seront les sujets centraux des trois prochains articles à venir, avec des exemples, des bonnes pratiques, des outils et des astuces concrètes.
Sait-on jamais? Si vous lisez cet article sans être abonné à notre newsletter, vous pouvez vous inscrire ici pour ne pas rater ces publications quand elles sortiront !
Grâce aux progrès du “speech-to-text” (la transcription vocale en direct : je dicte, et ça écrit), on peut aujourd'hui réduire de 50 à 70% (voire plus) le temps passé à taper au clavier. Sur ordinateur comme sur mobile, d’ailleurs.
Il n'y a pas de données scientifiques à date sur ça, mais je vous partagerai dans l'article 3 mon estimation empirique ainsi que quelques études sur la vitesse de frappe au clavier vs dictée vocale.

Impact santé : on réduit la fréquence des mouvements répétitifs, donc on diminue massivement les facteurs de risque du canal carpien (et autres problèmes de posture dus au clavier).
Dans l'équipe Contournement, plusieurs d'entre nous dictent désormais la majorité de leurs contenus plutôt que de les taper. Surtout pour écrire des longs textes, rédiger des e-mails - et pour prompter l’IA : c’est radical ! Comme on le verra, au-delà de la vélocité accrue, ça améliore même souvent la qualité des prompts.
Pouvoir dicter plutôt que taper, ça permet aussi de travailler debout, en marchant, depuis un canapé, ou autre posture alternative...
D’autant qu’avec les capacités de plus en plus interconnectées d’outils comme Notion, des LLM comme Claude, ou des agents récents comme Claude Cowork, on peut de plus en plus contrôler certaines actions par le langage naturel - et donc par des prompts dictés. Et même si ce n’est pas toujours la façon la plus sobre et efficiente de s’y prendre, ça représente encore un cran d’intérêt pour faire des choses puissantes en contournant l'utilisation du clavier.
Des outils comme Raycast, un bon tableau de bord dans Notion, ou la maîtrise des raccourcis clavier, permettent d'accéder à tout, en une ou deux manipulations.
Résultat : on économise des "kilomètres de souris" — et donc, là encore, on prévient le canal carpien et les douleurs liées à la navigation excessive.
Automatiser les tâches fastidieuses et répétitives, ça réduit non seulement la charge mentale et le stress, mais aussi les mouvements inutiles qui crispent et fatiguent.
Parlons franchement. Certain·e·s d'entre vous se disent peut-être : "Sérieusement, un tapis de marche au bureau ? C'est un peu ridicule, non ?"
Notre réponse : est-ce mieux d'être courbé·e ou affalé·e toute la journée dans la même position ?
Et puis, soyons clairs : on ne parle pas de faire 10 000 pas par jour (c'est d'ailleurs un chiffre un peu arbitraire et pas forcément pertinent). L'important, c'est d'en faire ! L'important, c'est de bouger, de varier les positions, de ne pas rester figé·e pendant des heures.
C'est un choix entre des pratiques qui protègent activement sa santé, vs subir passivement les conséquences d'un travail sédentaire.
A titre d’illustration, une diapositive qui a visiblement été partagée lors d’une conférence à TEDx Vancouver le mois dernier :

Traduction :
Titre - Seulement 5 minutes toutes les demi-heures réduisent les pics de glucose d'environ 60 %
Axes du graphique - Axe vertical : ΔGlucose (mg/dL) | Axe horizontal : temps (heures)
Repères temporels - Petit-déjeuner (à 0h) | Déjeuner (à 4h)
Légende des courbes - Courbe blanche : position assise toute la journée | Courbe verte : marches de 5 minutes toutes les 30 minutes
Source - Duran et al. Med Sci Sports Exerc. 2023
Voici quelque chose de crucial à comprendre : tous ces outils et nouvelles pratiques ne peuvent être bénéfiques que s'il y a la bonne approche qui va avec.
À quoi bon mettre des tapis de marche dans un espace de travail si les gens n'ont pas appris à vraiment utiliser le vocal, ou si la culture d'entreprise fait que c'est mal vu de travailler debout ?
À quoi bon proposer des bureaux assis-debout si le management toxique et la surcharge font que les gens n'ont pas le temps d'investir ces nouvelles pratiques, et que ça ne devient que de la com' ?
La méthode et la culture sont aussi importantes que les outils.
Et c'est justement pour ça que nous prenons la parole sur ce sujet : parce que nous sommes convaincus que la formation, l'accompagnement, et la transmission de bonnes pratiques sont indispensables pour que ces outils servent vraiment les travailleur·ses.
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Micha, Responsable technique de l'équipe Contournement, Développeur IA & no-code, gros marcheur, et ex-formateur en prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) depuis plus de sept ans. Ancien coach sportif, il a ensuite formé des centaines de travailleurs à la prévention des TMS, sur des métiers physiques comme sédentaires, prend la parole.
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Erwan a posé le cadre de notre vision. Maintenant, parlons des chiffres.
Les troubles musculo-squelettiques (ou TMS) regroupent toutes les douleurs qui s'installent à force de postures inadaptées ou de gestes répétés : mal de dos chronique, douleurs aux épaules, syndrome du canal carpien (compression d'un nerf au niveau du poignet), tendinites du coude, raideurs de nuque. Si vous avez déjà eu l'une de ces douleurs, vous savez de quoi on parle.
Historiquement, les TMS reconnus comme maladies professionnelles tournaient autour de 40 000 cas par an en France depuis 2012. On pensait que c'était un plateau. Plus maintenant. Le dernier rapport annuel de l'Assurance Maladie – Risques professionnels (novembre 2025, données 2024) montre qu'on a franchi un cap :

Et ce n'est pas qu'une affaire de métiers physiques.
Les sédentaires sont massivement touchés. Le syndrome du canal carpien, par exemple, est l'un des TMS les plus fréquents. On l'associe souvent aux métiers manuels (électriciens, travail à la chaîne, utilisation d'outils électroportatifs), mais l'utilisation prolongée de la souris et du clavier est aussi un facteur de risque reconnu. C'est d'ailleurs pour cette raison que les souris ergonomiques se sont développées. Les douleurs d'épaule, de bas du dos, de nuque, tout ça concerne également le travail de bureau.
Mais il y a un chiffre qu'on ne voit pas.
Ces 44 723 cas reconnus, ce sont uniquement les situations les plus avancées : des pathologies assez graves et handicapantes pour avoir nécessité le montage d'un dossier, une analyse en commission et un avis favorable. Le haut de l'iceberg. Tous ceux qui vivent avec des douleurs chroniques au quotidien, qui sont gênés mais qui n'en sont pas à ce stade-là, ou qui n'en voient tout simplement pas l'intérêt, ceux-là, on ne les compte pas.
D'expérience, quand je commence une formation en entreprise, je demande toujours aux participants s'ils ont des douleurs chroniques. La réponse que j'entends le plus souvent, c'est : "J'ai mal au dos, mais comme tout le monde." Et cette phrase dit tout. Avoir mal au dos n'est pas normal, ce n'est pas "comme tout le monde". C'est juste tellement répandu que les gens l'ont normalisé.
La position assise prolongée a des effets néfastes documentés sur le corps : douleurs musculo-squelettiques, troubles circulatoires, affaiblissement musculaire, impact métabolique, risque cardiovasculaire accru. Ces effets sont aggravés quand on est mal installé. Mais même bien installé, ce n'est pas l'idéal.
Je veux être précis sur un point, parce que la partie d'Erwan fait un parallèle entre le travail de bureau et le travail physique intense. Les contraintes mécaniques ne sont pas les mêmes. On ne va pas comparer rester assis devant un écran avec porter des sacs de ciment de 30 kg sur huit étages. Ce serait malhonnête. Par contre, les pathologies qui en résultent peuvent être similaires : canal carpien, hernies discales, douleurs chroniques d'épaule ou de dos (attention, c'est multifactoriel : surpoids, antécédents médicaux, etc. Mais je ne vais pas entrer dans les détails).
Concrètement, sur un chantier, on manipule des charges lourdes et encombrantes dans des espaces souvent contraints. Imaginez devoir sortir une porte en bois de 40 kg, à plat, depuis le coffre d'un utilitaire qui ne s'ouvre que par l'arrière : vous êtes obligé de vous pencher, de forcer dans une posture inadaptée, et c'est là que la blessure peut survenir d'un coup. Au bureau, les effets sont progressifs et insidieux. Pas de charge lourde, pas de geste violent, juste des micro-contraintes qui s'accumulent sur le moyen et le long terme, sans signal d'alarme brutal. Et quand on les détecte, les pathologies sont parfois très difficiles à éradiquer. La kiné aide, mais au fond, c'est la routine quotidienne, comme une hygiène, qui empêche l'installation de ces troubles.
Ajoutez à cela les mouvements répétitifs au clavier et à la souris : ces déplacements incessants et ces frappes répétées créent, à la longue, des facteurs de risque importants. Et aujourd'hui, les formations en entreprise portent essentiellement sur l'aménagement du poste : écrans à la bonne hauteur, coudes posés, souris ergonomique, clavier bien placé. C'est mieux que rien, et ça améliore les choses. Mais on n'est toujours pas dans une démarche où les salariés sont incités à bouger pendant leur temps de travail. J'en ai vu très peu en entreprise, et ce n'était jamais généralisé.
Les TMS, je les ai d'abord découverts par le sport, pas par le monde du travail.
J'ai commencé la musculation sérieusement dès l'adolescence. C'était ma passion : comprendre le fonctionnement du corps, trouver les exercices les plus efficaces, optimiser mes entraînements. Très vite, un constat : autour de moi, tous les pratiquants de longue date avaient des douleurs parfois très handicapantes. Épaules douloureuses, hernies discales, genoux abîmés. Certains ne pouvaient plus s'entraîner correctement, d'autres étaient gênés dans leur vie quotidienne.
J'ai compris très tôt que l'objectif n'était pas la performance à court terme, mais la durabilité. Il fallait être intelligent, trouver des stratégies pour ne pas se blesser. Des pionniers comme Kelly Starrett (auteur de Becoming a Supple Leopard) et surtout Christophe Carrio, puis Rudy Coia en France, avaient déjà posé les bases de cette approche "mobilité/santé", mais orientée sport.
Le déclic professionnel est venu quand je suis devenu coach en salle de sport. Mes clients arrivaient avec des maux d'épaule, des problèmes de dos, des douleurs de genoux. Et ils n'avaient aucune activité physique en dehors de nos séances. En cherchant les causes, on ne trouvait rien côté sportif. Forcément, ça venait d'ailleurs. De fil en aiguille, on remontait systématiquement aux mêmes facteurs : sédentarité, mauvaises postures devant l'écran, manque de masse musculaire à certains endroits.
Par la suite, quand j'ai monté mon organisme de formation, la prévention des TMS faisait partie des spécialités que je proposais en entreprise, aux côtés d'autres formations en prévention des risques. Pendant sept ans, j'ai formé des centaines d'apprenants sur le sujet, aussi bien sur des métiers physiques (BTP, logistique, agroalimentaire, agents de la métropole de Lyon…) que sédentaires. Et chez les sédentaires, j'avais identifié assez tôt que le vrai problème n'était pas que l'ergonomie du poste, mais l'immobilisme. Dans d'autres pays, on commençait déjà à en parler. En France, les recommandations restaient quasi exclusivement sur l'adaptation du matériel et l'adoption de bonnes postures.
En 2018, quand j'ai lancé mon organisme de formation, je suis passé pour la première fois de ma vie à une vingtaine d'heures de travail sur écran par semaine. C'est peu par rapport à la plupart des gens, mais suffisant pour que je ressente moi-même ce que mes apprenants me décrivaient en formation.
Les cervicales, d'abord. Dès le premier mois, j'ai acheté 2 écrans et je les ai réglés à la bonne hauteur. Puis j'ai remarqué que, malgré ma conscience du sujet et ma connaissance du corps, je m'affaissais machinalement sur ma chaise. Mon dos prenait une posture déséquilibrée, un côté plus bas que l'autre, une sorte de "scoliose" de bureau si vous voulez. Je savais que c'était mauvais. Je le voyais. Et pourtant, mon corps le faisait quand même, par pure fainéantise.
Je me suis dit que ce n'était pas possible. J'ai acheté un bureau assis-debout. Puis, l'année suivante, un tapis de marche. À l'époque (on parle de 2019), ce n'était pas très répandu et c'était plus cher qu'aujourd'hui. Là, ça a changé ma vie.
J'avais d'abord essayé d'alterner position assise et debout, mais la station debout statique me causait des jambes lourdes, avec une mauvaise circulation au niveau des mollets. Le tapis de marche a résolu ce problème immédiatement.
Aujourd'hui, je marche plusieurs heures par jour sur mon tapis, en alternant parfois avec des phases assises. Et si une journée se passe sans que je marche du tout, je vois la différence immédiatement. Douleurs au niveau de la nuque, raideur dans le bas du dos, sensation d'être "figé". À l'inverse, les jours où j'intègre quatre à huit heures de marche dans mon travail, mon corps et ma tête fonctionnent mieux. Je fais aussi partie de ces personnes qui réfléchissent mieux en marchant. Si vous êtes du genre à faire les cent pas quand vous passez un coup de téléphone, il y a de bonnes chances que vous soyez comme moi. Erwan développera sur cet aspect dans les prochains articles.
Je complète aussi le tapis par des exercices de mobilité : hanches, épaules, chaîne postérieure. Parce que marcher ne fait pas tout, on ne mobilise pas les épaules dans tous les axes possibles en marchant. C'est l'étape d'optimisation, pas forcément indispensable au début, mais qui fait une vraie différence sur le long terme.
Un dernier point qui a tout changé : l'arrivée de l'IA et de la dictée vocale. Mon gros problème avec le tapis, c'était la saisie au clavier en marchant. À faible vitesse, ça allait, mais ce n'était pas confortable pour toutes les tâches. Depuis que la reconnaissance vocale est devenue vraiment précise, la cohabitation entre marche et travail est devenue naturelle. Les saisies au clavier sont de moins en moins fréquentes dans mon quotidien.
Avec mon expérience de terrain, je suis convaincu que la mobilité au poste de travail est une des meilleures armes contre les TMS pour les sédentaires. Mais je vais être honnête : je pense que la généralisation sera très lente et très compliquée.
Le premier obstacle, c'est le coût. Un tapis de marche par personne dans une entreprise de bureau, ça représente un investissement considérable. Contrairement aux métiers physiques, où les arrêts maladie soudains et les accidents du travail forcent la main des décideurs, au bureau c’est "juste" douloureux. Les gens continuent de travailler. Le signal d'alarme économique est moins visible. Investir dans des tapis de marche, c'est une démarche proactive d'amélioration des conditions de travail, pas une réaction à une urgence de production. Et soyons lucides : la plupart des entreprises ne le feront pas spontanément.
Le deuxième obstacle, c'est la culture. Même quand le matériel est disponible, encore faut-il que les gens l'utilisent. Ça demande un effort : modifier ses habitudes, s'imposer de nouvelles routines. Et puis il y a le regard des autres.
Je connais bien cette question du "ridicule". J'ai formé des centaines d'agents de la métropole de Lyon, dont beaucoup ont des métiers physiques et commencent avant 7 heures du matin, parfois par des températures négatives. Ils auraient tout intérêt à s'échauffer avant de commencer, comme n'importe quel sportif avant un effort. Et pourtant, la majorité ne le fait pas, parce que c'est perçu comme ridicule par certains collègues. Le frein social est un des plus puissants qui existent.
Alors, pour la personne qui hésite : je dirais que c'est peut-être ridicule de rejeter une pratique sans l'avoir essayée ^^ (sauf contre-indication médicale). Faites le test objectivement. Notez votre ressenti physique (et même mental) à la fin d'une journée avec deux ou trois heures de marche, versus une journée entière assis. Si vous ne voyez pas de différence, tant pis. Mais je serais très surpris.
Et quand on est en télétravail ou freelance, il n'y a plus l'obstacle du regard des collègues. C'est le moment idéal pour tester.
Ma principale erreur a été le choix de mon premier tapis de marche. Acheté sur une promo en ligne, sans assez de recul ni de critères précis en tête. Avec la pratique, je ferais autrement aujourd'hui, et c'est sans regret, parce qu'il fallait bien commencer quelque part.
Je détaillerai dans l'article 2 exactement quoi regarder avant d'acheter un tapis, les pièges à éviter, et les caractéristiques qui font vraiment la différence au quotidien. C'est un sujet qui mérite qu'on prenne le temps de bien en parler.
En attendant, les bases restent valables pour tout le monde, tapis ou pas : réglez la hauteur de vos écrans (des ramettes de papier font très bien l'affaire en attendant mieux, j'en utilise encore), adaptez votre poste à votre morphologie, et si vous avez accès à la médecine du travail ou à un ergonome, n'hésitez pas à les solliciter. C'est littéralement leur métier.
Dans les trois prochains articles, nous allons explorer concrètement comment mettre en place ces pratiques :
Rendez-vous dans le prochain article pour rentrer dans le concret !
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Chez Contournement, nous formons les équipes à maîtriser l'IA, les outils no-code et les méthodes de productivité moderne — y compris ces nouvelles pratiques de travail plus saines. Pour découvrir nos formations :
Toutes nos formations sont finançables (CPF, OPCO, etc.). N'hésitez pas à nous contacter !
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