Prochaines formations "Methodo, no-code et IA : concevez votre solution métier" (en téléprésentiel, et éligible CPF) : du 7 au 10 septembre 2026. Plus d'infos ici !
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Depuis le début de l'année, on entend beaucoup parler de Claude Cowork. C'est un agent qui peut prendre la main sur votre ordinateur, ouvrir des fichiers, naviguer sur des sites, faire des actions complexes - bref, un coworker (collègue de travail) qui bosse pour vous. On lui a d'ailleurs consacré un article dédié, avec notre retour d'expérience.
Mais Cowork, c'est un peu l'arbre qui cache la forêt. Avant même de s'aventurer dans l'agent autonome - qui coûte cher, qui est encore expérimental, et qui demande des prérequis sérieux - il y a tout un Claude du quotidien qu'on n'exploite pas assez. Des fonctionnalités plus discrètes, déjà disponibles dans la version classique, qui changent vraiment la donne quand on les maîtrise.
C'est par là qu'il faut commencer. Et c'est aussi pour ça qu'on a sorti une formation dédiée à Claude - elle est disponible dès maintenant dans Contournement Université et sur notre catalogue.
En tout cas, voici ce qu'on avait envie de vous partager, car on trouve que c'est le minimum vital à connaître - dès maintenant, pour tout le monde.
Petit aparté avant d'entrer dans le concret. Chez Contournement, ce qu'on aime particulièrement avec Claude (l'outil d'Anthropic), c'est qu'il est très spécialisé sur le travail, les processus métier, le future of work (le travail de demain). Là où ChatGPT (OpenAI) cherche à être un produit grand public très généraliste - un peu un "Google" des prochaines années -, Anthropic semble avoir choisi son combat : devenir une vraie suite bureautique pour les professionnel·les.
On en a la preuve avec les outils qu'ils sortent petit à petit, comme Claude for SMBs (small and medium businesses, c'est-à-dire les TPE/PME).
Ce qu’on observe :
C'est cette orientation "outil de travail" qui fait que Claude mérite qu'on s'y attarde. Et c'est précisément ce qu'on va décortiquer maintenant.
Un Projet dans Claude, c'est d'abord un dossier. Comme quand vous créez un espace dans Notion, un dossier dans Google Drive ou dans Microsoft OneDrive pour un client, un sujet ou une équipe.
Mais ce n'est pas qu'un dossier. Vous pouvez aussi y mettre des instructions pré-paramétrées : un brief permanent, un ton de voix, des règles à respecter, des documents de référence. À chaque conversation lancée dans ce Projet, Claude part déjà avec tout ce contexte en tête. Pas besoin de re-briefer à chaque fois.
Personnellement, je m'en sers pour plusieurs usages :
C'est là qu'il y a un côté deuxième cerveau. Mais attention, il faut garder son premier cerveau aussi. Déléguer à l'IA la structuration de sa connaissance, c'est risqué - on en parle dans cet article, qui explore où mettre le curseur entre délégation à l'IA et délocalisation cognitive.
Le Projet, c'est de la traçabilité, de la centralisation, du contexte. C'est pratique. Mais ce n'est pas une excuse pour arrêter de bien ranger ses infos.
Si le Projet c'est un dossier (avec du contexte), le skill c'est une Compétence. Une fiche de brief très détaillée que Claude va mobiliser à chaque fois que vous l'invoquez.
Exemple concret : on peut créer un skill /retombée-média qui, à chaque fois qu'on lui donne un lien, va aller chercher le contenu, le ranger proprement dans la base Notion dédiée, faire un email à la personne concernée, et poster un petit message sur Slack. Tout ça déclenché par un seul raccourci.
La grosse différence avec un Projet :
Aussi : le skill a un côté unitaire, autonome. On peut l’appeler où on veut dans une conversation avec Claude, juste en tapant /[nom de la skill] - et donner accès en partage à un collègue.
Bonne nouvelle : vous n'avez quasiment pas besoin d'écrire vos skills vous-même. Claude est très bon pour générer des skills (il y a même un skill creator (créateur de compétences) intégré). Vous lui décrivez ce que vous voulez, il pose des questions de cadrage, et il produit le skill pour vous.
Les connecteurs, c'est la possibilité pour Claude d'aller chercher de l'info directement dans Notion, Gmail, Google Drive, Slack, etc.
En pratique, ça donne ça : “fais-moi un brouillon de mail pour répondre au dernier mail d'Alain où tu dis ceci, cela, et puis renvoie le lien vers les deux dernières candidates qu'il y a eu sur le poste d'ingé-pédago". Tac, il fait le brouillon. Sur téléphone surtout, c'est redoutable.
Attention quand même à deux écueils :
D'abord, c'est plus énergivore - au sens électrique et environnemental du terme. Faire passer une requête par un connecteur, c'est consommer plus de tokens, donc plus d'électricité, et donc plus de coût (le vôtre, mais aussi celui de la planète). Donc avant de tout passer par un connecteur, demandez-vous si c'est vraiment justifié. Parfois, un simple Ctrl+C / Ctrl+V (ou un raccourci dans Raycast) fait très bien le job. Et sur mobile, un bon vieux "Partager vers…" fait souvent l'affaire pour créer un mail ou un document à partir d'un contenu - pour un impact sans commune mesure.
Ensuite, il y a la question de la dépendance. Pour l'instant, c'est le principe du dealer (du fournisseur qui appâte) : vous avez accès à des fonctionnalités puissantes pour pas trop chers, c'est subventionné, Claude est même à perte sur certaines choses. Mais une fois que vous êtes dépendant·e, les prix risquent de flamber. Sur l'abonnement à 20€, un scenario potentiel est ça risque d'augmenter à 50€, puis 100€. À garder en tête quand on construit ses workflows autour de ces outils.
Il y a une fonctionnalité un peu plus discrète mais très utile : la possibilité de retrouver une ancienne conversation. "On avait parlé de ceci et cela il y a quelques semaines, tu peux la retrouver ?" - et il la retrouve. C'est une forme de mémoire qui peut dépanner.
Petit bémol par contre : la recherche ne va pas chercher entre les différents Projets. Il faut être à l'intérieur d'un Projet pour qu'il fouille dedans. On espère qu'un jour ça évoluera, mais en attendant, autant le savoir pour éviter de chercher en vain.
Et dans la même logique, Claude peut s'auto-alimenter en infos sur vous et les infos clefs sur votre usage au fur et à mesure des conversations, dans un Projet par exemple. Il se fait un résumé des principaux éléments demandés et produits au fur et à mesure que vous conversez avec lui dans le projet, et le mémorise. À condition, là encore, de ne pas se reposer entièrement dessus.
La création de fichiers : depuis fin octobre 2025, Claude peut écrire et exécuter du code pour produire de vrais fichiers téléchargeables — Word, Excel avec formules qui tournent, PowerPoint, PDF, et bien d'autres formats (jusqu'au code source si besoin). On les télécharge en local ou directement sur Google Drive. À ne pas confondre avec les Artefacts (ci-dessous), même si les deux apparaissent dans le panneau latéral : ici on récupère un livrable, là on interagit avec un rendu live. Donc, en termes d’usages :
Les Artefacts : la fenêtre latérale qui affiche un rendu live — une page web, un outil interactif, un schéma, une illustration, ou un long document structuré — qu'on itère en parallèle de la conversation. On les retrouve dans le menu Artefacts du chat, on peut les reprendre, les versionner, les publier par lien public. C'est l'outil idéal pour prototyper une mini-appli interne, une visualisation, ou un livrable mis en forme. Sous-utilisé alors que c'est un vrai "game-changer" (changement de paradigme).
La recherche web : Claude peut chercher des sources fraîches sans qu'on sorte de la conversation. Pratique pour la veille, le sourcing, les revues de presse.
La dictée vocale : pas une fonctionnalité Claude au sens strict, mais l'écosystème compte. Personnellement, je dicte la quasi-totalité de mes messages via Wispr Flow, et ça change tout (on en parle dans cet article et dans celui sur comment j'ai triplé mon efficacité avec l'IA vocale).
Maintenant qu'on a fait le tour du "Claude du quotidien", on peut effectivement parler de Cowork. C'est puissant, c'est bluffant, ça donne envie. Mais ce n'est pas par là qu'il faut commencer.
Quand on n'a pas encore les bonnes pratiques de structuration de l'info, quand on ne sait pas bien utiliser Notion, quand on n'a pas réfléchi à ses process avant de solutionner - sortir tout de suite l'artillerie lourde avec Cowork, c'est comme sortir la tronçonneuse pour casser une petite branche. Alors qu'une scie ferait très bien l'affaire.
Cette métaphore "tronçonneuse vs/ scie" (ou carrément vs casser une branche simplement avec ses mains), on la mobilise souvent : pour beaucoup d'automatisations, un outil no-code comme Zapier ou Make est plus pertinent que Cowork. C'est plus frugal, moins énergivore, moins coûteux. Le rapport coût environnemental est de l'ordre de 1 à 500. Ce n'est pas anodin.
D'ailleurs, est-il besoin de préciser que le LLM d’Anthropic (en gros : l’intelligence qui tourne derrière Claude) s'intègre très bien avec Zapier, Make, n8n et autres outils d'automatisation ?
Vous pouvez tout à fait l’utiliser comme brique d'intelligence à l'intérieur d'un scénario Zapier ou Make - pour analyser un contenu, rédiger une réponse, classifier une donnée, etc. - sans avoir besoin de sortir l'artillerie lourde de Cowork.
C'est d’ailleurs souvent la combinaison la plus efficace et la plus économique :
C’est bien souvent le meilleur des deux mondes - et c'est tout l'esprit de notre formation gratuite qui combine Airtable, Softr, Zapier, Notion et ChatGPT.
Par contre, une petite nuance : c’est bien le LLM d’Anthropic et non Claude que vous interconnectez. Ce qui signifie que :
C'est le même principe que la distinction entre ChatGPT et le LLM d’OpenAI.
Mais au-delà du coût et de l'impact environnemental, il y a un autre enjeu - peut-être le plus important. La solution de facilité, c'est aussi une manière de se faire déposséder de ce qu'on utilise.
De ne pas comprendre ce qu'on fait. De perdre en compétences et en capacités cognitives. Et même au-delà de la compétence : de se créer du flou. De ne plus savoir où sont les choses, comment elles s'articulent, par où elles passent.
Plus vous laissez l'IA orchestrer pour vous, moins vous avez de prise sur le système.
À l'inverse, garder une cartographie mentale claire de ses process et de ses infos, c'est ce qui permet de rester aux commandes - et de continuer à progresser.
Donc oui, Cowork est passionnant. On vous en a parlé en détail dans cet article sur un exemple d’usage par Micha. Mais c'est une couche au-dessus du reste. Pas un raccourci pour éviter le reste. Et bonne nouvelle : la formation Claude Cowork sort la semaine prochaine - restez connecté·es à la prochaine newsletter pour en savoir plus.
Petite note au passage : on n'en parle pas en détail dans cet article, mais Claude Code mérite aussi qu'on s'y attarde. C'est très puissant, et étonnamment accessible à des profils non techniques - moyennant quand même un peu plus de bases que pour le Claude du quotidien. On vous prépare là aussi une formation dédiée, qui inclura les prérequis nécessaires pour s'y mettre sereinement. Restez à l'affût.
S'il y a une chose à retenir, c'est celle-là.
On peut tout déléguer à Claude. On peut le brancher partout, lui laisser ranger nos infos, automatiser nos workflows, parler à nos clients à notre place. Mais ce n'est pas parce que l'IA est très forte qu'il faut arrêter de structurer sa connaissance, de bien ranger ses infos, de savoir où sont les choses sur son espace de travaildans sa tête.
On compare souvent ça à Google Maps : c'est super, mais à titre perso, je regarde souvent où je vais et j'essaie de m'orienter par moi-même. Pour ne pas tout déléguer. Pour garder le sens de l'orientation. Avec l'IA, c'est multidimensionnel.
Le “knowledge collapse” (l'effondrement des connaissances) est un risque réel. On le voit déjà sur certaines plateformes contributives, où les contributions s'effondrent depuis que tout le monde passe par l'IA. Et où du coup l’IA s’auto-alimente, et la qualité baisse.
Dans les entreprises, ce sera pareil : il y aura celles et ceux qui feront le choix de continuer à créer de la connaissance et à garder leurs muscles cérébraux, et celles et ceux qui produiront de la “bouillie de travail” (le fameux “workslop” : ce travail ni fait ni à faire, fait par l'IA).
Claude est un outil formidable quand on sait quoi en attendre, quand on connaît ses limites, et quand on sait où mettre le curseur. C'est exactement ce qu'on explore dans notre formation Claude, disponible dès maintenant.
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Vous voulez apprendre à utiliser Claude de manière vraiment efficace, dans une logique de sobriété et de discernement, sans tomber dans les pièges de la dépendance ou de la délocalisation cognitive ?
Notre formation dédiée à Claude est disponible dès maintenant.
Elle complète notre catalogue déjà bien fourni en IA, no-code et productivité moderne, que vous soyez en entreprise ou à titre personnel :
Et bonne nouvelle : toutes nos formations sont finançables (CPF, OPCO, etc.). N'hésitez surtout pas à nous contacter pour qu'on vous oriente vers le bon parcours !
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