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Le vibe coding : dans quels cas l'utiliser (ou pas)

Par 
Erwan
19/2/2026

Jusqu'ici, chez Contournement, on ne vous a jamais parlé de “vibe coding”.

Et il y a une raison à cela : ce sujet ne nous semblait pas encore dans notre périmètre.

Et avant d’aller plus loin : le “vibe coding”, c'est quoi ? En quelques mots : c'est le fait de créer des applications en faisant confiance à l'IA pour générer le code, sans forcément avoir soi-même de compétences techniques pour le lire ou le valider. On prend un outil spécialisé (comme Zite, Lovable ou Bolt), on explique ce qu'on veut, l’outil génère le code et le projet, puis on fait évoluer et on publie le projet.

En gros : on code avec la “vibe” ("l'ambiance", "le ressenti" en anglais), au feeling, plutôt qu'à partir d'une connaissance technique approfondie.

Et chez Contournement, il fallait qu'on comprenne bien les enjeux avec des gens qui le maîtrisent, et qu'on le voie évoluer pour déterminer si on était légitime pour en parler et se positionner sur le sujet.

Au regard des évolutions actuelles – à la fois celles des technologies de démocratisation de la production numérique, et celles de notre propre vision stratégique - on se dit que clairement, il faut qu'on commence à s'intéresser vraiment au vibe coding.

Parce qu’il s’agit d’une façon de produire qui permet à des personnes non techniques de faire des choses avancées, utiles et solides - en fonction de comment on s'y prend et de ce qu'on fait, bien sûr (et c’est tout le propos de ce qui suit !

Et pour tout vous avouer, on est même en train de préparer une formation dessus. On vous en parlera bientôt, et on en profitera pour étoffer notre vision sur tout ça.

Une ressource pour commencer à y voir clair

Pour l'heure, on va déjà commencer par vous partager une ressource super intéressante créée par notre co-fondateur Alexis dans le cadre de ses activités personnelles.

Alexis s'intéresse de très près au vibe coding depuis un petit moment - son sujet étant plus généralement les avant-gardes qui se créent dans la combinaison de code et no-code.

Depuis début 2025, il observe des dizaines de projets : des succès impressionnants, mais aussi des échecs - des projets qui s'enlisent, des failles de sécurité, des applications qui marchent en démo mais pas en production.

Et en décembre dernier, il a publié un article qui pose une question essentielle : Que faut-il vibe coder ? Une tentative de réponse concrète, fin 2025.

Pas en théorie, mais concrètement. Avec des exemples réels, des cas d'usage, et surtout une grille de lecture pour savoir si votre projet est raisonnable ou risqué.

Pourquoi des non-techs devraient créer des logiciels

L'article s'appuie notamment sur les travaux de Maggie Appleton sur le "homecooked software" (les "logiciels faits maison"). L'idée est simple : il existe une multitude de petits problèmes du quotidien que personne ne résoudra jamais pour nous. Pas parce qu'ils sont impossibles à résoudre, mais parce qu'ils ne sont pas rentables.

Un outil pour gérer les tours d'arrosage des plantes dans une colocation, un système de rotation pour les tâches ménagères adapté à sa famille, un petit calculateur pour répartir les charges de sa copropriété : personne ne va lever des fonds pour ça. Ces problèmes passent à la trappe. Et pourtant, ce sont des problèmes réels.

Les personnes non-techniques sont souvent les mieux placées pour les identifier et les comprendre. Elles vivent ces problèmes. Et maintenant, avec des outils comme Lovable, Bolt ou Claude Code, elles peuvent aussi les résoudre.

Ce que vous allez découvrir dans l'article

Déjà, tout ce qui suit est magnifiquement synthétisé dans un tableau qui parle de lui-même :

Et dans l’article, Alexis développe notamment sur le contenu de ce tableau (mais pas que). Parmi les sujets sur lesquels il approfondit :

  • Deux filtres essentiels avant de se lancer : est-ce que ce problème existe vraiment autour de vous ou pour vous ? Est-ce que vous le comprenez vraiment ? Si la réponse est non à l'une de ces questions, mieux vaut chercher une solution existante.
  • Trois zones de complexité technique pour savoir ce qu'on peut vibe coder :
    • La zone verte : le front-end pur, tout ce qui s'exécute uniquement dans le navigateur (Landing pages, portfolios, calculateurs personnels, etc.). Aucun risque de sécurité, pas de données à protéger sur un serveur. C'est là que le vibe coding surpasse le no-code traditionnel : designs sur mesure, illustrations SVG générées, APIs du téléphone, interactions complexes.
    • La zone orange : le multi-utilisateur·rices à faible enjeu. Avec un serveur et une base de données (par exemple avec Lovable connecté à Supabase), mais dans un cercle fermé, sans données sensibles ni argent en jeu. Par exemple : un planning partagé entre associations, un système de vote entre amis, etc. Faisable, mais avec prudence sur l'authentification et la sécurité.
    • La zone rouge : dès qu'il y a de l'argent, des données personnelles sensibles, une exposition au grand public, ou la possibilité d'exploiter une faille. À laisser aux développeur·ses professionnel·les.
  • Quatre questions pour identifier la zone rouge : Y a-t-il de l'argent en jeu ? Y a-t-il des données sensibles ? Etc.
  • Des cas concrets analysés : du générateur de séquences de yoga à une marketplace de troc dans un quartier
  • La notion de "vibe coding éclairé" : comment acquérir quelques compétences fondamentales (comprendre le web, les APIs, l'authentification, les bases de la sécurité) pour repousser ses limites sans devenir développeur·se professionnel·le.

L'article est vraiment complet et accessible. Il permet de se faire une idée précise de ce qu'on peut tenter aujourd'hui, et surtout de ce qu'il vaut mieux éviter.

👉 Que faut-il vibe coder ? Une tentative de réponse concrète, fin 2025

Allez, on vous en dit plus dans pas longtemps sur l'histoire que nous allons écrire sur le vibe coding.

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À retenir : les points clés

  • Le vibe coding permet aux personnes non techniques de créer des applications avec l'aide de l'IA
  • Il répond à des petits problèmes du quotidien que le marché ignore car non rentables
  • Deux questions à se poser avant de se lancer : est-ce que ce problème me concerne ? Est-ce que je le comprends ?
  • Trois zones de complexité : verte (sans risque), orange (avec prudence), rouge (à éviter)
  • La zone verte concerne le front-end pur : landing pages, calculateurs personnels, applications locales
  • La zone orange tolère le multi-utilisateur·rices à faible enjeu, sans données sensibles ni argent
  • La zone rouge commence dès qu'il y a de l'argent, des données sensibles ou une exposition publique
  • Des outils comme Lovable, Bolt ou Claude Code permettent d'aller plus loin que le no-code traditionnel
  • On peut progresser vers le "vibe coding éclairé" en acquérant quelques compétences fondamentales

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Découvrir le vibe coding avec Contournement

Le vibe coding fait partie de ces nouvelles compétences qui combinent IA générative, outils no-code et productivité moderne. Même si nous n'avons pas encore sorti notre formation sur ce sujet. Vous pouvez préparer le terrain en vous formant à l’IA, aux outils no-code, à l’automatisation (et autres compétences complémentaires), avec :

Et en plus, toutes ces formations sont finançables (CPF, OPCO, etc.). N'hésitez surtout pas à nous contacter !

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Notre livre sur le no-code est disponible !

Publié aux Éditions Eyrolles, ce livre se positionne comme une bonne introduction pour comprendre ce que sont les outils no-code et tous les phénomènes qui les entourent

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