Prochaines formations "Concevez et déployez une application métier avec Lovable" (en téléprésentiel, et éligible CPF) : du 13 au 16 octobre 2026. Plus d'infos ici !
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J'ai testé le vibe coding trois fois cette année, sur trois projets très différents. Et à chaque fois, une même sensation : il y a un an, je n'aurais même pas su formuler ce que je voulais construire. Aujourd'hui, je le construis grâce à des outils comme Zite et Lovable.
Celles et ceux qui m'ont croisée l'année dernière le savent : l'entrée au collège a été un petit raz-de-marée pour l'organisation à la maison 😅. Il a fallu que je trouve des solutions, et lui construire une application en a fait partie. Ça nous a bien aidés tous les deux.
Réviser ses leçons en lisant, tout simplement, ce n'était pas un format qui lui convenait (il est dyslexique). Du coup, on s'est beaucoup servi de NotebookLM pour générer d'autres supports d'apprentissage par matière : des fiches « à retenir » avec l'essentiel en quelques points, un podcast, une vidéo. Et j'ai mis en place une petite application avec Zite qui lui permet d’accéder à toutes ces ressources. Musique, sciences, histoire-géo, anglais, maths, tout y passe, avec un statut par leçon (« je dois la réviser », « en cours », « terminée ») pour qu'il sache où il en est.

J'ai fait évoluer l'appli pour suivre aussi tout ce qui touche à la prise d'autonomie propre au collège, organisée en catégories bien précises : retour du collège (vérifier l'agenda et les devoirs sur Ecole Directe, sortir le bon matériel, les tâches à réaliser à la maison), préparation des devoirs, préparation du sac pour le lendemain, sac de sport les jours concernés. Le tout avec un système de gamification et des messages d'encouragement que je peux personnaliser.

Aujourd'hui, il est en cinquième, donc il a bien pris le pli. Il ne l'utilise plus trop pour les révisions parce qu'il a trouvé sa propre méthode et que ça lui convient. Par contre, il l'utilise toujours pour le suivi de ses tâches.
De mon côté, j'ai construit toutes les données dans Airtable : quand je veux ajouter une tâche ou un message, je ne touche même plus l'interface Zite, je modifie directement les données.
Je ne dirais pas que ça nous a sauvé la vie, mais ça a nettement allégé ma charge mentale sur l'année. Et c'est peut-être ça, la vraie promesse de ce genre d'outil : résoudre un besoin précis, très personnel, sur lequel aucune appli du marché n'a ni l'envie ni l'intérêt de se pencher, et sur lequel on a justement envie de mettre sa patte.
Je voulais un tirage au sort tout simple : sans pub, qui évite qu'on retombe sur le même binôme que l'année d'avant. J'ai cherché, je n'ai rien trouvé qui coche toutes les cases sans être bardé de pubs ou de comptes à créer partout. Donc j'en ai un (et aussi parce que je m’ennuyais un weekend et que ça m’amusait).
Et je me suis prise les pieds dans un classique du genre : j'avais d'abord stocké les résultats du tirage en local, sur mon ordinateur. Ce qui marche très bien tant qu'on est seule à devoir consulter le résultat, et moins dès qu'il faut que toute l’équipe voie le même tirage que moi (ce qui est vachement plus pratique pour un Secret Santa, vous en conviendrez !). Il a fallu reprendre le système pour que tout passe par une base de données dans Zite et que les résultats soient les mêmes peu importe qui se connecte.

L'idée : un outil pour notre comité éditorial et pédagogique, qui a lieu toutes les six semaines. Avant, chacun arrivait avec ses sujets en tête, plus ou moins préparés, et on passait la moitié de la réunion à tout mettre à plat avant de pouvoir vraiment discuter. Avec Éditogique, chacun prépare ses sujets à l'avance, à tête reposée, dans son propre espace. Le jour du comité, on les pose tous ensemble, on regroupe ceux qui se ressemblent, chacun donne son avis de son côté sur ce qui mérite d'être prioritaire avec un système de notation, ça sélectionne les sujets ayant le plus de “points” et on ressort de là avec une feuille de route claire : qu’est-ce qu’on traite, sous quel format, avec quel angle. Une fois le comité terminé, tout est archivé automatiquement, avec un résumé généré pour ceux qui n'étaient pas là.

Là, franchement, j'ai galéré. Mais pas là où je m'y attendais. Construire tout ce parcours, celui qui correspondait exactement à ce qu'on voulait faire pendant nos comités, ça s'est fait assez vite. Là où je me suis enlisée, c’est sur la gestion des utilisateurs. Je n'y avais pas assez réfléchi en amont, et c'est l'ajout de nouveaux utilisateurs une fois l'outil déjà en production qui a tout compliqué (coucou Laurent ! 👋). J'ai fini par trouver une solution qui tient, et l'outil, aujourd'hui, fonctionne bien. Mais ça m'a pris du temps et j’ai dépensé des crédits que je n'avais pas anticipés.
Ce que je retiens de ces trois projets, c'est d'abord l'ampleur du champ des possibles quand on n'a aucun profil technique. Il y a quelques années, chacun de ces trois projets aurait nécessité soit d'apprendre à coder, soit de payer quelqu'un pour le faire, soit, plus probablement, de laisser tomber l'idée. Là, ils existent, ils tournent, et je les ai faits toute seule comme une grande.
Mais je serais malhonnête si je racontais ça comme une ligne droite. Sur les trois projets, mes vrais points de friction, ce sont toujours les mêmes : le stockage des données et la gestion des utilisateurs… J'ai dépensé des crédits en itérations que j'aurais pu m'épargner si j'avais posé ces bases avant de me lancer, plutôt que de les découvrir en cours de route à chaque fois. Si c'était à refaire, je commencerais clairement par là : me former un minimum pour être capable de me poser les bonnes questions avant de me lancer.
Au final, c'est bien la méthodologie qui fait la différence entre bricoler un outil et en construire un qui tient dans la durée.
Si vous souhaitez vous former, retrouvez nos formations Zite et Lovable sur notre catalogue et sur l'Université de Contournement.


