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Chez Contournement, on travaille 80 % du temps à distance, réparti·es un peu partout en France.
Et pour gérer ça au quotidien, on utilise un métaverse en 2D simple et efficace : WorkAdventure.
Quand on en parle autour de nous, la réaction est souvent la même : "Ah oui, c'est mignon, c'est rigolo comme un petit jeu !" Sauf que ça va bien au-delà de ça. Sans notre métaverse, on aurait franchement beaucoup de mal à fonctionner. Je m'explique.

À la base, on utilisait Gather.town, qui était vraiment parfait pour nos besoins. Mais quand c'est devenu payant, on est passé·es sur WorkAdventure, dont la version gratuite est très bien, et qui fait très bien le boulot aussi – et qui est made in France, en plus.
Concrètement, ça ressemble à un petit jeu vidéo où on peut se déplacer librement : aller à son bureau, dans une salle de réunion, dans la salle café, dans une salle de formation, etc. Et une fonctionnalité cruciale : quand je m'approche de quelqu'un dans l'espace virtuel, ça ouvre automatiquement une visio entre nous. Bien sûr, il faut que la personne accepte pour qu'on ne puisse pas venir espionner – c'est sécurisé.
Déjà, ça permet de se voir spontanément. C'est une interface bien moins intrusive que l’appel téléphonique. Je peux passer voir quelqu'un une ou deux minutes, sans avoir à planifier un call ou à envoyer un message de type "T'es dispo ?" - qui attend une réponse et occasionne une friction. Je peux même laisser un message écrit sur le bureau de quelqu'un pour lui dire que je suis passé·e.
En gros : ça permet de passer spontanément voir quelqu'un comme on le ferait au bureau. Et clairement, ça favorise les interactions informelles qu'on perdrait sinon en distanciel.
Deuxième effet intéressant : les réunions d'équipe. Il suffit d'aller dans l’espace prévu pour les réunions d'équipe, et on voit quand tout le monde y est. Pas besoin de sortir de mon écran, de changer d'application, de chercher le lien Google Meet, etc. – je me déplace virtuellement et je rejoins les autres. C'est hyper fluide.
En termes de rythme, ce qui est particulièrement pratique, c'est que quand on est présent·e dans WorkAdventure, on est vraiment censé·es être là. Le matin à 9h30, on voit tout le monde qui arrive dans l'espace. Tu n'es pas là ? Ce n'est pas grave chez Contournement, tu as le droit de prendre une heure ou deux pour faire une course ou autre – par contre, tu te déconnectes. Ça clarifie les choses : si tu es connecté·e, tu es censé·e être présent·e et joignable. Et bien sûr, il y a les modes "occupé" et "indisponible" qui permettent de bloquer l'accès à l’audio, et ainsi de ne pas être interrompu·e - par exemple quand on est en visio extérieure, ou quand on tourne une vidéo et que le moindre bruit peut faire capoter, par exemple.
Autre élément : ça recrée du hasard et de l'interaction, comme au bureau. Aujourd'hui, on fait moins de rendez-vous dans notre métaverse par rapport à avant, mais il arrive qu'un·e collègue ait un rendez-vous avec un·e partenaire, qui le rejoint directement dans notre espace virtuel. Ils vont se poser dans une salle de réunion, et moi, c'est l'occasion de voir qu'untel est là. Je peux passer le saluer rapidement : "Ah tu es là, ça va ?" On recrée ces petits moments où on se croise dans les couloirs, à la machine à café. Là où, avec des visios classiques, c'est plus compliqué : on ne va pas aller regarder tout le temps qui est en appel avec qui, ni se connecter à l'improviste sur un lien de réunion.
Voilà parmi les éléments qui font qu'on vous recommande vraiment ce genre d'outil. Mais il y a un piège dans lequel je vois beaucoup de gens tomber.
Autant je mets en garde contre le fait de se laisser séduire par le gadget des nouvelles technologies sans réfléchir à leur utilité réelle, autant il faut aussi se méfier de l'effet inverse : rejeter quelque chose en se disant "c'est forcément un gadget car ça y ressemble" sans avoir testé, sans avoir réfléchi, juste en se limitant à ce dont l'outil a l'air.
Et le pire, c'est qu'on se sent intelligent·e quand on fait ça, avec l'impression de "ne pas tomber dans le panneau". Alors qu'en réalité, on n'a pas actionné son esprit critique - et du coup, on tombe dans le lieu commun, et on rate quelque chose. En somme, dans le cadre d’adoption et d’expérimentation de nouveaux outils, il faut faire attention à une certaine forme de snobisme spontané.
En psychologie sociale, on pourrait rapprocher ça du biais de confirmation couplé à un effet de halo négatif : on se fait une première impression (souvent basée sur l'apparence ou un détail superficiel) et on cherche ensuite inconsciemment des éléments qui confirment cette impression, en ignorant les signaux contradictoires. On se protège du "gadget" tout en tombant dans un autre piège : celui du jugement hâtif.
Et en matière d'adoption d'outils et pratiques modernes, il y a un antidote redoutablement efficace face à ça : le fait de prendre un peu de temps pour tester à tête reposée.
Alors oui, un métaverse 2D, ça a l'air d'un jeu. Mais chez nous, c'est devenu un outil de travail indispensable. Et ça, on ne l'aurait jamais découvert si on s'était arrêté·es à la première impression !
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